Cour d’assises de Seine-Maritime

 

Mendy Agosto, 28 ans, a été condamné à 7 ans de prison vendredi soir. Jugé pendant deux jours par la Cour d’assises de Seine-Maritime pour violences et viol, l’ancien Elbeuvien a été reconnu coupable du second fait, qu’il niait. S’il avait reconnu les coups portés dans la nuit du 7 au 8 septembre 2014 à Elbeuf, les faits ayant entraîné une ITT inférieure à huit jours étaient en réalité prescrits, comme l’a indiqué le président en début d’audience.

S’il avait reconnu ces violences, il les a « minimisées » pour Me Alexis Julia, avocat de la partie civile. Son avocat, Me Hugues Vigier a également tenté de lui faire dire qu’il avait mis plus que trois claques, comme le démontrait le certificat médical du médecin légiste qui faisait plusieurs pages. En vain, le boxeur, passé professionnel en 2018, a campé sur sa position.

Concernant le viol, la personnalité de la victime a été beaucoup évoquée par la Défense.

Viol nié et personnalité de la victime ciblée

Notamment la condamnation dont elle a fait l’objet en première instance pour des violences commises sur son bébé. Une décision dont elle a fait appel. L’expert psychologue qui l’avait vu à l’époque avait évoqué un syndrome de Mundchausen par procuration. Pour le dire vite, elle aurait étouffé à plusieurs reprises l’enfant, appelant ensuite les secours, pour qu’on s’intéresse à elle. Ce même psychologue l’avait expertisée juste après dans le dossier jugé en fin de semaine aux Assises en tant que victime.

La encore, Mendy Agosto, a maintenu que la jeune femme, âgée de 21 ans, qu’il avait recroisée en boîte de nuit les deux soirs précédents, était consentante. « Il a quand même dit à l’audience qu’elle pleurait au moment d’entrer dans la chambre… » relève Me Julia.

Des dénégations qui n’ont pas non plus convaincu l’avocat général, qui a requis une peine de 8 ans de prison à son encontre, et la Cour d’assises.

Sylvain AUFFRET
Paris-Normandie du 19/05/18